La fille de Nicolas

Le nouveau roman de Geneviève ROUSSEAU m'a autant enthousiasmée que "Dix-sept photos plus tard", publié il y a un an. Des similitudes dans la thématique relient ces deux livres, même si, chronologiquement ils sont séparés par "Mots choisis", sorti de sa plume en 2015. La recherche du Père et le thème du handicap mental sont communs à ces deux ouvrages, mais ils sont traités de façon très différente. De plus, "La fille de Nicolas" se déroule dans un petit village perdu de nos Ardennes, avec ses secrets, ses maudits, ses mots dits, ses mots tus.

Même si l'envie m'en démange, je ne puis divulguer le résultat d'une intrigue qui accompagne le lecteur crescendo, sans ostentation, sans effets faciles. Une découpe cinématographique. Pas de super-héros tonitruant sauvant le monde ; pas de masturbation intellectuelle comme trop souvent dans la littérature parisienne ; pas de "psy" pour accompagner le personnage principal dans sa démarche : simplement, une jeune femme à la recherche de ses racines, sans rien demander de plus à la vie que de savoir d'où elle vient afin de mieux savoir qui elle est.

Un petit bonheur à déguster au coin de l'âtre si vous êtes en vacances en Ardennes, à l'abri des dunes si vous êtes à la mer, au plus profond de votre cœur si vous aimez l'humain !

Claire Debever,
Une lectrice fidèle des Associations bernardiennes

Dix-sept photos plus tard

Une lecture de Jean-Jacques De Gheyndt

J'ai dévoré ce roman d'une traite, au soleil d'un dimanche de fin août, à la mer; ce n'était pas en Bretagne, où se déroule l'histoire, mais dans une station belge au style plutôt normand.

On y ressent l'amour de l'auteur pour ses personnages, dans leur diversité ; pour leurs qualités, pour leurs défauts. C'est un roman qui parle des vraies gens, pas de héros (de réalité ou de fiction) qui vivent des moments historiques à longueur de pages ou qui, au péril de leur vie, sauvent la galaxie de dix mille ans d'esclavage ! On s'attache immédiatement à l'héroïne, à son frère handicapé, à la flamboyante libraire du village, à ces êtres faits de chair et de sang, qui passent du rire aux larmes au gré d'une rencontre, d'une phrase maladroite lancée sans arrière-pensée et qui fait mal ou, au contraire, qui réchauffe le cœur.

Yves a déserté sa famille peu après la naissance d'un enfant handicapé mental. C'était il y a dix-sept ans. Sa fille, Léanne, souhaitait rétablir le contact, mais pendant toutes ces années, sa mère le lui interdisait, farouchement. Aujourd'hui, elle veut connaître la deuxième vie de son géniteur et comprendre le pourquoi de sa désertion.

Le sujet est traité avec beaucoup de délicatesse et d'humanité. L'auteur nous rappelle qu'il faut parfois regarder au-delà du miroir, ne pas s'arrêter à un monde fait de blanc ou de noir, mais d'un tapis où les zones d'ombre et de clarté s'entremêlent, se succèdent, se superposent, se complètent.

Ce livre m'a offert un plaisir intense: il m'a procuré du bonheur !

Mots choisis, l'avis d'une lectrice

Et voilà.....les mots choisis je les ai lus ! Quasi d’une traite et bien plus rapidement que ce que j'avais imaginé... Je n'ai pas envoyé ma famille au Pizza Hut mais n’ai pas risqué de mettre les casseroles sur le feu entre deux chapitres.


J'ai apprécié l’alternance des chapitres à attribuer plutôt à l’un ou à l’autre des protagonistes... une chouette façon de partager l’espace et le temps... parce que l’un n’exclut pas l’autre... Iris et Léopold restent toujours présents ne fût-ce qu’en évocation.
J'ai apprécié évidemment aussi la place donnée aux mots, tellement importants pour moi aussi! Au plaisir du vocabulaire! J'ai appris "chleuasme". J'ai rêvé un peu avec les définitions et beaucoup ri du lien aussi invisible qu’un fil de pêche, celui dans lequel on se prend les pieds!
Touchant fil rouge: la pâte à pain.
L’hypothèse du complot... pas trop aimé.
Amusant le lien entre les chapitres 19 et 20!
En bref une bonne lecture ! 
C’était un avis écrit dans le train sur le miniclavier de mon Smartphone... Je n’avais pas envie d’attendre! Je glisse le livre dans mon sac et je saute du train! Bonne journée!

Signé Sophie, une lectrice rencontrée au salon « Elles se livrent », Braine l’Alleud, mars 2016.