Lisa ou la terre promise - NOUVEAU

Harry Potter est connu du monde entier de la planète Terre. Moi, Hans, douze ans, je suis ignoré de cette planète. Mais ... si vous atteignez un jour la planète Gamma, généralement inconnu ici-bas, alors ... vous entendrez parler de moi...

Devenu aventurier de l'espace, grâce au cosmonaute Jo, j'ai découvert un lieu où existe le bonheur collectif.

J'espérais retrouver, dans cet espace, ma petite amie Lisa qui devait revivre après sa mort sur Terre. Car les fées (Lisa en était une) ne quittent jamais tout à fait la vie.

Je vais tout vous dire, avec l'émerveillement qui m'a saisi.

ISBN 978-2-930738-71-0  -  185 pages  -  12,7 x 20,5 cm  -  10,-€

L'odeur - l'avis d'un lecteur

Dans ce très curieux roman, Barbara Flamand conjugue excellemment ses talents de poète, nouvelliste, dramaturge et essayiste, soulignés à juste titre dans la préface remarquable de son nouvel éditeur indépendant Georges Roland qui y évoque sa notoriété littéraire grandissante en Belgique, grâce à plusieurs éditions de ses livres en tchèque, à l’initiative de son éditrice praguoise, Jana Cernà, édition Onyx.

Il est de toute évidence aujourd’hui que la clé de voûte d’une œuvre aussi singulière et plurielle : poèmes, nouvelles, essais, théâtre, repose à la fois sur son idéal d’égalité sociale – Barbara Flamand est restée militante de gauche – et aussi sur son sens dramatique qu’elle aura probablement développé au théâtre royal du Parc quand elle y fut secrétaire.

À lire sa bibliographie imposante, on pourrait croire que sa capacité de s’insurger et de s’indigner contre toute forme d’inégalité sociale se serait affadie au fil du temps. Or, il n’en est rien quand on comprend vite que, dans ce dernier livre paru, même fiction qualifiée de roman, Barbara Flamand capitalise magnifiquement ses talents antérieurs dans une veine nouvelle qui renoue avec le conte philosophique à la manière de Voltaire, qu’elle renouvelle de façon aussi ironique que désopilante.

La scène d’exposition montre le réveil de Karl Sokhrath, auteur dans sa jeunesse d’un livre de philosophie politique qui lui valut une réputation mondiale. Devenu président d’une improbable république démocratique, usé physiquement, et en convalescence après plusieurs interventions chirurgicales, il se sent incommodé par une mauvaise odeur qu’il est le seul à respirer alors que ses appartements son embaumés par son parfum préféré, le chèvrefeuille. Il en demande alors la raison en vain à son valet de chambre, puis à sa femme Alexandra, « sa petite pomme », devenue sa compagne de vie, ancienne éleveuse de phoques et maquilleuse dont l’impertinence fut l’occasion d’une première rencontre décisive à New-York, juste avant leur mariage.

À partir de là, le déroulement d’une série de scènes rocambolesques de l’ancien philosophe du gouvernement des hommes par les hommes montre combien le président, enfermé de plus en plus dans son cénacle de ministres et son image médiatique liée à l’affairisme mondial, se trouve coupé du contact avec les réalités concrètes de la population de son pays, ce qui nous vaut une première galerie de portraits de ministres croqués sur le vif du ridicule et de l’imposture.

Reste que la fameuse odeur ne cesse de le poursuivre au point qu’il consultera un praticien du nez de grande réputation, en réalité un original, amoureux du bel canto, et des airs qu’il a appris à son perroquet avec lequel il chante en duo. En final, il conseillera au président d’écouter de la musique classique, ce qui devrait le libérer de l’obsession de l’odeur : une véritable scène digne de Molière.

À la demande d’Alexandra, un perroquet est acheté. Pendant qu’elle s’amuse avec son nouveau compagnon, que Karl se passionne pour les compositeurs dont il a rangé les CD par ordre alphabétique et qu’il donne libre cours à son imagination, heureux d’être enfin débarrassé de l’odeur mystérieuse, il est brusquement arraché à sa fuite par un événement politique qui le rappelle à sa fonction de président, et…l’odeur surgit à nouveau !

Aussi Alexandra décide-t-elle de l’amener à consulter une guérisseuse dont sa camériste lui a vanté les talents ; c’est elle qui conduira la voiture vers la destination d’une bergerie lointaine dont le parcours sera pour elle une révélation surprenante autant qu’incompréhensible : après la traversée de la ville, au-delà d’une banlieue, hideuse, lépreuse, ce ne sont plus que des campagnes désolées, aussi pauvres que les cités. Pourquoi ? Comment ? Questions qui provoqueront un affrontement entre les époux. Pourquoi cette pauvreté alors que Karl est président ? C’est le système économique qui l’engendre ?

La dernière partie du livre tient dans la scène révélatrice de la consultation chez la guérisseuse redoutable, au regard perçant qui tutoie tout consultant, riche ou pauvre, et qui refuse l’argent offert par Alexandra : « Ce n’est pas l’argent que les pauvres demandent aux riches, ma belle, c’est l’égalité. Mais çà, ils ne voudront jamais ; il faudra la leur arracher de force ».

Alexandra sera le témoin secret de la formidable mercuriale dénonçant les dérives et les compromissions du président, qui ne peuvent conduire qu’à l’ordre de la révolution du peuple : « Ton odeur, Sokhrath, dira la guérisseuse, c’est celle-là. Elle vient de toi. Je peux guérir un corps malade, un cerveau malade, mais je ne peux guérir une âme pourrie. »

L’amour d’Alexandra s’est porté sur l’homme que les médias avaient encensé, appelé le philosophe du siècle lorsqu’il était à New-York, et qu’elle avait rencontré lors de sa visite dans les studios d’Hollywood où elle était maquilleuse ; celui qu’elle découvrait en écoutant secrètement l’entretien de Karl avec la guérisseuse renversait l’idole de son piédestal. Elle était bouleversée, épouvantée. Il allait sûrement comprendre et, quand il se retrouverait seul avec elle, se livrer à elle, avec sincérité. Il se soumettrait à une mortification, il changerait. Mais, durant le retour, Alexandra allait recevoir le dernier coup : le mensonge brisant le couple. Le rêve de pureté comme celle du lac immaculé qu’ils avaient admiré au cours de leur équipée s’avérait impossible.

Disons un mot pour terminer du style de cette fable à la fois jubilatoire et massacrante de tout pouvoir politique jugé oppresseur et aliénant, en mode énonciatif indirect ou direct.

Dans le premier cas, recourant à l’ironie sous toutes les tonalités légères ou pesantes, notre écrivaine recourt soit au mode systématique de la caricature visuelle et des attitudes croquées sur le vif, soit aux multiples antiphrases acerbes parfois interrogatives ou exclamatives pour dénoncer, stigmatiser, ou déjouer toute forme d’injustice ; dans le second cas, celui des dialogues ou même de la plongée introspective, le ton s’adoucit en mille nuances affectives et parfois poétiques laissant entrevoir de façon claire et précise ce qui meut les attitudes et les comportements des êtres dont, en particulier, les petits, les sans-grade, les gens du peuple sont mis en valeur pour leur sens de la dignité face au pouvoir.

La phraséologie est parfaitement maîtrisée, souvent linéaire ou heurtée selon que l’anaphore insiste pour hausser le ton coléreux, ou, au contraire, pour déboucher sur l’image poétique ou hyperbolique selon le mode choisi, sans parler des interjections qui émaillent le discours, comme au théâtre, ce qui en fait aussi la saveur et le plaisir de lecture !

Profondément engagée dans cette très belle écriture, fruit de cet équilibre entre le dedans et le dehors, Barbara Flamand nous offre ainsi au total le cadeau d’une réussite littéraire qui correspond à ce qu’elle appelle sa vision du monde «  son autre sacré ».

Jean-Pierre Grandjean

Les amours intemporelles

Quatre hommes parlent d’amour.

Moi, dit le premier, l’amour a failli me démolir, me perdre.
Le deuxième : C’était un amour qui était plus que l’amour.
Le troisième : moi, je dis que l’amour de soi est le plus sûr et le plus rassurant.
Le quatrième : l’amour partagé fut pour moi comme la découverte de la terre promise.

L’écrivain qui était à l’écoute intervint :

- Que dire qui n’ait été dit, venant tantôt d’un cœur froid, tantôt d’un cœur volcanique ?! D’un être privé d’âme ou d’une âme fervente ? Mais l’amour n’est pas toute la vie, à part cet amour qui rayonne dans votre être, ou - s’adressant au troisième - ne rayonne pas, quelles valeurs soutinrent vos vies jusqu’à ce jour ?

- Mon gagne-pain n’était pas suffisant pour donner sens à ma vie. J’ai écrit avec le besoin de mettre mon cœur à nu et, dans ce dévoilement, l’amour avait sa place.

- Journaliste, reporter, j’ai parcouru le monde, essayé de comprendre les révolutions, les contre-révolutions, de saisir le moteur de l’Histoire, avec une sensibilité particulière pour les peuples souffrants.

- L’Histoire ! Vous me faites rire. Moi, je me suis tenu au-dessus de la mêlée.

- J’avoue que mon métier, professeur de mathématiques, ne m’a pas suffi non plus. Citoyen conscient, contestataire d’une société capitaliste déshumanisante, J’ai envisagé de créer un journal d’opposition dans lequel notre don d’humanité devrait être tangible.

Merci Messieurs. Vous m’avez éclairée et m’avez orientée vers mes sujets, le thème de mon livre. Je vous en révèle le titre : « Les amours intemporelles »

ISBN 978-2-930738-45-1  -  182 pages  -  12,7 x 20,5 cm  -  12,-€

A gauche toute... une écriture de combat pleine d'humanité

Écrivaine engagée, pasionaria scintillante, auteure à la plume acerbe et tendre à la fois, poétesse virulente, pourfendeuse de l’hypocrisie, exploratrice de l’âme. Voici Barbara Y. Flamand.

Snobée en Belgique, ignorée en France, il aura fallu qu’une éditrice praguoise (Jana Cerná - éd. Onyx) réalise enfin la portée de ses textes, et fasse l’effort de les traduire en... tchèque, pour les faire paraître dans son pays !

Barbara Flamand écrit sans relâche (sa bibliographie témoigne d’une production intense), l'introspection tantôt militante, tantôt pleine de douceur, d’une société qu’elle décortique avec précision.

Ses poèmes engagés (Les mauvais espritsLe Crocodile vert) nous en disent long sur une personnalité hors du commun.

Dans sa préface au Crocodile vert (Cuba) elle écrit : Les révolutions sont derrière nous. On tente de nous faire croire qu'elles n'ont été qu'un hiatus dans l'Histoire.(...) Je pense qu'un poète, un écrivain, se doit de donner l'image d'une humanité en marche.

Ou encore, dans Les mauvais esprits : 
Ah, c'est pas drôle
de regarder en soi et de ne trouver que des ronces.
Et ça fait mal, je vous jure.
Ça fait mal à flinguer dans le tas
comme un dingue.

Enfin, et surtout, son essai L'autre sacré, analyse quasi scientifique, mais humaine et lucide, d'une dégénérescence annoncée. Le sacré social, cible prépondérante du pouvoir, doit revenir aux mains d'un Prométhée bravant les empires, pour être remis à sa légitimité véritable : l'humanité. L'essai se ferme sur le mot « clarté », et sur une citation d'Henri Barbusse : La révolution, c'est l'ordre.

S'il est une phrase extraite de L'odeur qui résume à elle seule l'engagement de l'auteure, c'est bien celle-ci :

Ce n’est pas l’argent que les pauvres demandent aux riches, ma belle, c’est l’égalité. Elle ajouta en martelant ses mots : Mais ça, ils ne voudront jamais ; il faudra la leur arracher de force.

... écrasés sous pneu de jaguar

Une réédition du tout premier recueil de Barbara Flamand, paru en 1968, dont un critique disait à l'époque :  « Barbara Flamand porte une cavale furieuse dans sa poitrine. »

Il semble que ces poèmes du premier recueil de Barbara Y. Flamand, retenus dans une zone profonde surgissent spontanément dans un élan libérateur, à en juger par la flamme qui les parcourt.
D’abord, ils révèlent une ouverture au monde qui se confirmera dans tous les recueils suivants conférant à Barbara la réputation d’auteure engagée, ce qu’elle revendiquera par ailleurs.
Les maux du monde ont autant de portée que les événements de sa vie privée, et même, ils sont assimilés à son vécu, dépassant ainsi le témoignage qui ne serait qu’observation, constat.
Au contraire, c’est une conscience qui s’introduit dans l’écriture, elle accuse, elle se révolte, elle explose dans un non-conformisme, un non-conformisme qui s’affiche également quand le je se livre dans l’amour, l’érotisme, l’amertume, les divers états d’âme d’un tempérament mobile.
Il y a dans ce recueil autant de feu que de lucidité, autant de mordant que d’humanité. 

ISBN 978-2-930738-30-7  - 130  pages - 12,7 x 20,5 cm - 12,00 €

 
 

Les miroirs ne sont plus magiques - Nouvelles

Dix nouvelles hétéroclites.

Elles le sont par la diversité des sujets et des tons avec lesquels l’auteure les traite. Toutefois, elles présentent une note constante : l’histoire n’est jamais simplement une histoire, une anecdote dont les événements et personnages en limitent la portée. 

Effectivement, le propos sous-jacent tient au regard critique, insidieusement ou franchement
accusateur, avec lequel Barbara Y. Flamand appréhende notre société dans ses multiples facettes.De sorte que ses histoires promènent devant nos yeux quelques miroirs dont nous ne pouvons nous détourner, d’autant que son écriture glisse avec aisance de la gravité à la fantaisie, de la fantaisie à l’humour.

Il ne faudrait pas conclure que ce livre ne peut satisfaire que l’esprit. Ici, comme dans nombre d’écrits, l’auteure concilie le rationnel et l’émotion ; la tendresse trouve toujours son chemin. Peut-être est-elle le chemin ? De Nazim, personnage de « L’exilé » saisi dans sa vie de travailleur émigré, logé dans une cantine de charbonnage, Barbara rend par des détails d’une incontestable vérité, et dans une prose sobre, la douloureuse solitude. Une prose dans laquelle à maints endroits (notamment dans cette histoire campagnarde qu’est « Rosa et Gaspar-le furet) la poésie prend place, naturellement.

Disponible dès maintenant sur

www.labibliotheque.be

ISBN 978-2-930738-19-2 * 164 pages * 12,00€

L'odeur

Dans cette première parution de Barbara Y. Flamand aux associations bernardiennes, on découvre une écriture assurée, une ligne bien droite, sans concessions, et toujours soucieuse de précision et de pureté de style d'une écrivaine de caractère.

Notre destin souvent nous emmène en des contrées inconnues, que nous ne pouvons récuser ; le philosophe idéaliste devenu Président arriviste en fait ici les frais.

Au beau milieu de cette misère, de cette mascarade sordide, le petit lac d'eau claire, non polluée, demeure la seule issue salvatrice, comme une eau de baptême lavant le péché. Un petit lac...

Par demi-teintes précises et farouches, Barbara Y. Flamand nous guide dans un univers concret, et pourtant tellement fragile : le gouvernement des hommes par les hommes.

L'odeur est en fin de compte, notre conscience qui se révolte.

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ISBN 978-2-930738-08-6
format 12,5 x 20cm 154 pp.
Prix : 12,00€
Les livres sont accessibles :
- dans toute librairie par n°ISBN
- par mail à barbara.flamand@bernardiennes.be
- sur amazon.fr en livre papier (et bientôt électronique).